News sur les supermarchés en ligne

La grande distribution se rue vers le drive , le mardi 04 octobre 2011

À mi-chemin entre le commerce traditionnel et le commerce électronique, le « drive » consiste à faire ses courses sur Internet et à passer prendre sa commande dans un entrepôt. Ce nouvel eldorado de la distribution porte un nom à la saveur anglo-saxonne… Le « drive » est pourtant bel et bien une invention française. Cette forme de commerce, essentiellement alimentaire, permet aux consommateurs de faire leurs courses sur Internet avant de se rendre en voiture, soit sur un site proche d’un hypermarché, soit près d’un entrepôt indépendant. Pas besoin de se déplacer hors de la voiture : un employé apporte la commande déjà empaquetée.

« L’idée est née en 2004, dans le nord de la France, parmi des proches de la famille Mulliez(NDLR : les fondateurs d’Auchan), dit Laurent Thoumine, spécialiste de la distribution chez Kurt Salmon et associés.La société Chronodrive, désormais filiale du groupe Auchan, en a été le pionnier. Quand la grande distribution a vu que cela marchait, tout le monde s’y est mis peu à peu. »

À défaut d’en avoir été les pionniers, les centres Leclerc se revendiquent aujourd’hui leaders. Michel Édouard-Leclerc présentait hier sa stratégie en la matière et annonçait disposer aujourd’hui de 144 drive en France, devant Auchan (50) et Chronodrive (43). Le distributeur veut en ouvrir une centaine en 2012 pour aboutir à près de 400 d’ici à 2015. Et passer de 1,4 % de son chiffre d’affaires en 2010 – mais le tiers de sa croissance – à 4,5 % en 2015.

Les drive poussent comme des champignons, on en compterait environ 600 en France, mais avec des localisations et des stratégies différentes. Ils peuvent être accolés à l’hypermarché ou être isolés. Avec l’idée d’aller gagner des parts de marché dans un secteur où la concurrence est forte, faute de ne pouvoir ouvrir un hyper. 

Selon l’étude Kantar wordpanel citée par Leclerc, 3,3 % des ménages français ont fréquenté un drive en 2010. Près de 40 % des clients du drive sont des familles avec des enfants en maternelle ou en primaire, souvent dans des grandes villes de province. Parmi les raisons invoquées de leurs choix arrivent en tête le gain de temps mais aussi le fait d’avoir moins de tentations.

Les références sont en effet bien moins nombreuses sur les sites des drive : 5 000 à 6 000 pour un centre Leclerc par exemple contre 70 000 à 120 000 dans un hypermarché. De quoi laisser d’ailleurs des créneaux porteurs à ces derniers, même si les drive sont appelés à élargir leur gamme. « Pour l’instant, le drive apparaît comme la solution magique aux distributeurs pour réconcilier commerce électronique et commerce traditionnel  », dit Laurent Thoumine.

Lire la suite...

Code promo