News sur les supermarchés en ligne

Courses sur le net : Rennes a l'embarras du choix, le mardi 24 avril 2012

Les drives se multiplient. Retirer ses courses prises sur internet est devenu une habitude. Après celui de Cesson-Sévigné lancé en octobre 2009, un autre vient de s'implanter à Saint-Grégoire. Désormais, une majorité d'enseignes a son drive.

Principe du drive

Drive vient du verbe anglais « to drive » qui signifie conduire. Appliqué à l'alimentaire, le terme désigne un mode de livraison. En gros, fini les galères pour trouver une place sur le parking au supermarché, à sillonner les rayons avec son chariot et à faire la queue en caisse. Avec le drive, les courses se font sur le site Internet d'un supermarché. Le client choisit ses produits aux mêmes prix qu'en magasin, passe commande, indique la date et l'horaire de retrait. Il se rend ensuite à l'espace dédié au drive. Grâce au numéro de commande, un employé charge le coffre de la voiture.

Il existe le drive accolé au supermarché comme à Super U, Carrefour et Intermarché où les salariés pratiquent le « picking ». Ils préparent les commandes en piochant dans les produits présents sur la surface de vente. Les stocks du magasin et du drive se confondent.

Quand au drive déporté, généralement implanté sur un axe de circulation, c'est un entrepôt semblable à un supermarché. Il est uniquement dédié à ce service. Il n'y a donc pas de vente directe. Chronodrive, filiale du groupe Auchan, en est le parfait exemple.

Encore des nouveaux

D'ailleurs, ces drives déportés marchent très bien. Après le Chronodrive de Cesson-Sévigné lancé en octobre 2009, un autre vient de s'implanter à Saint-Grégoire. Une ouverture nécessaire suite à une hausse d'activité. Chronodrive maintient son objectif : être implanté sur le trajet domicile travail. Ouvert 6 jours sur 7, de 8 h 30 à 20 h 30, « on y trouve tous les produits des grandes marques et ceux du groupe Auchan. Le client peut juste acheter une baguette de pain », souligne Constant, un des responsables de Chronodrive.

Carrefour Cesson, situé dans la zone artisanale La Rigoudière, a lui aussi vu le vent tourné. Suite à de nombreuses demandes de clients, via des courriers ou des coups de téléphone, le supermarché a ouvert son drive accolé, le 27 mars 2012. À la clé : de la facilité et de la rapidité avec 8 000 références de produits.

Des anciens qui marchent

En janvier 2006, le Leclerc de Vern-sur-Seiche du centre commercial Val d'Orson ouvre son drive. Après des années de picking, le supermarché ne s'en sort plus. « Le linéaire n'était pas suffisant. C'était démoralisant pour les employés car les rayons étaient déjà vides l'après-midi », se souvient Stéphane Loizeau, responsable du drive. Le 14 novembre 2011, Leclerc décide d'ouvrir à proximité du magasin un drive déporté. Un entrepôt de 2 000 m2 qui fait travailler 20 personnes. « Il y a toujours une forte demande. Nous n'avons aucun frais de préparation, ni de montant d'achat minimum. Nos clients sont principalement un couple avec deux enfants. Il est compliqué pour eux de faire les courses en magasin », remarque ce gérant. La rumeur court que les centres Leclerc de Saint-Grégoire et de Cleunay devraient aussi avoir leur drive : « De toute façon, Michel-Edouard Leclerc a prévu la chose suivante : 1 supermarché égal 1 drive », souligne Stéphane Loizeau.

À l'Intermarché du centre commercial Longs Champs, le drive a ouvert fin novembre 2010. Le minimum d'achat est 30 €. Le client rajoute automatiquement 4 € à sa facture pour la préparation de la livraison. Il choisit l'horaire du retrait et le paiement se fait sur place par carte bancaire. Ici, huit préparateurs-livreurs sont aux manettes : « En moyenne, nous avons trente commandes par jour. Le panier moyen est de 110 €. Sur le service en lui-même, le drive n'est pas rentable mais à l'échelle du magasin oui », annonce Eric Collet, le responsable du drive.

Il y a deux ans et demi, le drive de Super U, appelé Courses U, du centre Sarah Bernardht ouvrait ses portes. Dix à vingt commandes quotidiennes sont enregistrées. Trois personnes gèrent les commandes. Les frais de préparation sont gratuits au-delà de 100 € d'achat. « Ça grandit, nous avons toujours de nouveaux clients. Pour eux, le drive est un gain de temps, un service où les gens sont sûrs d'avoir les produits. Mais ce n'est pas toujours facile de gérer les stocks », constate Claire Vuillemin, préparatrice et livreuse.

Monoprix essaie de s'aligner

Aujourd'hui, Monoprix est la seule enseigne de la ville à ne pas avoir son drive. Implantée au centre commercial Colombia, son emplacement ne lui permet pas d'avoir des places de stationnement accolées à l'enseigne. Pour s'aligner sur la concurrence, ce magasin a lancé depuis deux semaines un nouveau service.

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